Après 8 ans d’existence, Air Sénégal est à une étape critique de son histoire. Dotée d’une note de 1,5 sur TripAdvisor, l’entreprise est accusée de retards, d’annulations de vol et bien plus encore.
Au début du mois de septembre 2024, la compagnie a annoncé une ‘’optimisation de son réseau’’ qui s’est soldée par la suspension de plusieurs lignes, dont New York, Douala ou encore Marseille et Lyon.
La compagnie n’aura plus aucune route en dehors du continent africain à part celle vers Paris. Au vu de sa dette de 150 millions d’euros, la suppression de ces lignes était inévitable.
Selon Didier Bréchemier, associé du cabinet Roland Berger et spécialiste des questions aériennes africaines, « les compagnies africaines manquent de synergie parce qu’elles n’ont pas assez d’avions ». La situation est aggravée par le coût élevé de la maintenance et de la logistique sur le continent. « Comme il n’y a pas suffisamment d’avions, il n’y a pas de grands centres de maintenance, ce qui empêche la création de synergies »
« Cette année, les compagnies africaines enregistreront en moyenne un profit net de 90 centimes d’euros par passager, contre 6 dollars en moyenne dans le monde » déclare L’Association internationale des transporteurs aériens.
Pour le ministre des infrastructures et des transports terrestres et aériens du Sénégal, Malick Ndiaye « il est hors de question de déclarer faillite et de créer une nouvelle compagnie. Nous ferons tout pour sauver Air Sénégal et redynamiser la compagnie afin de développer ce que l’on appelle la stratégie du holding ».
Rappelons que le Sénégal dans son histoire, a connu trois compagnies aériennes qui n’ont pas fait long feu. Sénégal Airlines, le prédécesseur d’Air Sénégal s’est dissout avec un passif de 65 milliards de francs CFA.
La Rédaction

