Human Rights Watch (HRW) a exhorté les autorités nigériennes à mener une enquête indépendantesur une frappe de drone effectuée par l’armée en janvier 2026, qui aurait tué 17 civils, dont quatre enfants. Si l’attaque a également touché des combattants armés, HRW rappelle qu’elle constitue une violation du droit international humanitaire.
Des témoins ont rapporté que le 6 janvier, un drone a survolé un village situé le long de la frontière avec le Burkina Faso avant de lâcher une munition sur un marché bondé, faisant de nombreuses victimes civiles.
La région de Tillabéri, dans le Sahel central, a enregistré le plus grand nombre de victimes civiles en 2025, selon le groupe de recherche ACLED (Armed Conflict Location & Event Data). Les décès sont attribués à l’État islamique (EI) Sahel, au JNIM lié à Al-Qaïda, ainsi qu’aux forces armées nigériennes elles-mêmes.
HRW insiste sur la nécessité que le Niger poursuive les responsables, indemnise les victimes et adopte des mesures pour prévenir de futures attaques indiscriminées. L’ONG souligne que les frappes militaires doivent respecter strictement le droit international humanitaire, en particulier pour la protection des civils et des enfants.
La Rédaction

