Le viol, les meurtres, la faim et la malnutrition sont les maux qui rongent les réfugiés du Camp Zamzam au Darfour. Les aides humanitaires deviennent de plus en plus rares à cause de l’insécurité qui règne. L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) fait appel à tous les organismes humanitaires pour sauver la situation.
Depuis sa création, le camp de Zamzam accueille de plus 300 000 personnes voir un demi-million de personnes dont la majorité est les femmes et les enfants. Des cas d’abus sexuels et de meurtres sont monnaies courantes dans cette situation où le fort domine le faible. La situation actuelle qui prédomine est l’insécurité alimentaire et de mal nutrition qui tue un enfant chaque deux heures soit 13 décès d’enfants par jour. Près d’un quart des enfants examinés souffrent de malnutrition sévère et près de 40% des enfants âgés de six mois à deux ans de nutrition dépassent tous les seuils d’urgence

Des aides de plusieurs organismes humanitaires, sont en ruptures. Avant le début de la crise les habitants dépendaient fortement de l’aide internationale pour la nourriture, les soins de santé, l’eau potable pour à peu près tout. Aujourd’hui ils ont été presque abandonnés. Le manque de nourriture depuis le mois de mai réduit les familles à boire l’eau des marécages ou de la rivière. Selon les pronostics du MSF (Médecins Sans Frontières) les enfants souffrant de malnutrition sévère qui ne sont pas encore décédés risquent de mourir dans les trois à six semaines s’ils ne sont pas soignés.
L’Appel à une réponse humanitaire renforcée est lancé par le MSF. Ils appellent les belligérants à assurer la protection des civils, des structures de santé et du personnel afin que l’aide vitale aux dizaines de milliers de personnes dont la vie est menacée puisse être apportés avant qu’il ne soit trop tard.
La Rédaction

