Une rupture politique majeure secoue le sommet de l’État sénégalais
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko dans la nuit du 22 au 23 mai 2026, provoquant un véritable séisme politique au Sénégal.
L’annonce a été faite à la télévision nationale RTS à travers un communiqué officiel de la présidence. Selon le texte lu à l’antenne, cette décision entraîne automatiquement la fin des fonctions de l’ensemble du gouvernement. Les ministres sortants restent toutefois chargés d’assurer les affaires courantes dans l’attente de la nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Une décision qui marque un tournant politique
Cette rupture intervient alors que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko incarnaient depuis l’élection présidentielle de 2024 le duo central du projet politique porté par le parti Pastef.
Depuis plusieurs mois, des spéculations sur des divergences au sommet de l’État circulaient dans les milieux politiques sénégalais. Certaines décisions présidentielles récentes, notamment des changements au sein de la communication présidentielle, avaient déjà alimenté les commentaires sur d’éventuelles tensions internes au pouvoir.
Malgré ces rumeurs, le président sénégalais avait encore récemment affirmé publiquement que ses relations avec son Premier ministre restaient « bonnes et empreintes de confiance ».
Le Sénégal dans l’attente d’un nouveau gouvernement
Aucune indication officielle n’a encore été donnée concernant le nom du futur Premier ministre ni sur la composition du prochain gouvernement.
Cette décision ouvre néanmoins une nouvelle séquence politique majeure au Sénégal, dans un contexte où le pouvoir était jusqu’ici présenté comme reposant sur l’équilibre entre la présidence de Diomaye Faye et l’influence politique d’Ousmane Sonko, figure historique du Pastef.
Les prochains jours seront particulièrement suivis à Dakar, alors que les observateurs cherchent à mesurer les conséquences de cette rupture sur la stabilité de la coalition au pouvoir et sur l’avenir politique du mouvement Pastef.
La Rédaction

