Brigitte Adjamagbo Johnson, députée de l’opposition, a exprimé mardi des réserves quant à la prolongation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes, au nord du Togo. Un projet de loi en ce sens est actuellement examiné lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale. La parlementaire exhorte les autorités à dresser un bilan détaillé des précédentes prolongations avant d’envisager une nouvelle mesure.
Si elle ne rejette pas d’emblée l’idée d’une nouvelle prorogation, Brigitte Adjamagbo Johnson insiste sur la nécessité pour le gouvernement de justifier cette décision en évaluant les résultats des mesures antérieures. Selon elle, une analyse rigoureuse s’impose avant d’accorder à l’exécutif de nouveaux pouvoirs exceptionnels.
Coordonnatrice de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), la députée exprime également des inquiétudes face aux éventuels abus que pourrait entraîner l’état d’urgence. Elle exhorte le gouvernement à clarifier les conséquences concrètes de cette mesure sur les populations locales.
« Il est crucial de trouver un équilibre entre les pouvoirs de l’État et la protection des droits individuels », a-t-elle déclaré.
En réponse, le gouvernement justifie la prolongation de l’état d’urgence par la persistance des menaces sécuritaires dans la région. Selon les autorités, cette mesure demeure indispensable pour garantir la protection des citoyens et la stabilité du pays.
Le débat sur cette prolongation reste vif, oscillant entre la nécessité de renforcer la sécurité et la préservation des libertés fondamentales. Le projet de loi est toujours en discussion à l’Assemblée nationale.
La Rédaction

