La question des élections au Mali est toujours floue. Bien que la période de transition soit officiellement terminée depuis mars 2024, aucune date n’a encore été fixée pour les élections générales qui devraient ramener le pays à un régime normal.
Plusieurs signes montrent plutôt que le Mali pourrait se diriger vers des élections. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit un budget important de 80 milliards de francs CFA pour les dépenses électorales, et les autorités ont commencé à réviser les listes électorales, ce qui pourrait faire croire qu’un scrutin pourrait avoir lieu bientôt. L’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) essaie aussi de relancer le dialogue avec les partis politiques notamment « pour un processus électoral inclusif », même si des tensions persistent à cause de l’incarcération de onze personnalités politiques. De nombreux responsables politiques, qu’ils soutiennent ou s’opposent au régime actuel, se préparent à une annonce concernant les élections d’ici la fin de l’année. Certains parlent même d’une possibilité d’élections en début d’année 2025.
La candidature du général Assimi Goïta, qui est actuellement le président de la Transition, suscite également des interrogations. Bien que la charte de transition l’interdise, certains pensent qu’il pourrait se présenter aux élections. L’absence d’une date officielle et les reports précédents des élections rendent la situation incertaine. Certains observateurs estiment qu’il est possible que les autorités actuelles restent au pouvoir sans organiser d’élections pour le moment.
L’avenir politique du Mali reste ainsi flou, entre un préparatif pour des élections et le maintien du pouvoir actuel, ce qui laisse le pays dans l’incertitude sur son avenir démocratique.
La Rédaction

