En Afrique du Sud, le mouvement Opération Dudula, anti-migrants, bloque l’accès des étrangers aux cliniques publiques. Ses membres exigent des pièces d’identité locales et renvoient ceux qui n’en possèdent pas vers des hôpitaux privés, souvent coûteux.
Dans la province de Gauteng, des scènes similaires se multiplient, transformant l’accès aux soins en nouveau champ de tension autour de l’immigration. La Haute Cour de Johannesburg a déclaré ces pratiques illégales, mais le groupe menace de faire appel.
Le gouvernement insiste : tous les patients ont droit aux soins, même sans papiers. Le ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi, rappelle : « Nous ne refusons jamais de soigner quelqu’un pour absence de documents. » Malgré les interventions des forces de sécurité, les hôpitaux restent vulnérables.
L’Opération Dudula, mobilisant principalement de jeunes Sud-Africains, justifie ses actions par le chômage élevé et la concurrence pour l’emploi. Le mouvement a déjà perturbé commerces et écoles, et pourrait se structurer politiquement.
Face à cette situation, de nombreux migrants cherchent désormais des alternatives pour se soigner dans des villes moins touchées, comme Musina, près de la frontière.
La Rédaction

