Interpol, en collaboration avec Afripol, a révélé les résultats d’une opération majeure menée entre septembre et octobre pour lutter contre la cybercriminalité en Afrique. Cette action d’envergure, baptisée « Serengeti », s’est soldée par l’arrestation de plus d’un millier de personnes dans 19 pays et le démantèlement de 134 000 infrastructures malveillantes.
L’opération ciblait divers réseaux criminels impliqués dans des activités comme les logiciels de rançon, les compromissions de courriels, les extorsions numériques et les escroqueries en ligne.
Des réseaux aux ramifications multiples
Au Sénégal, huit individus ont été appréhendés pour avoir mis en place un système de Ponzi numérique d’une valeur de 6 millions de dollars, qui a floué plus de 1 800 personnes. Au Cameroun, un réseau de fraude marketing à plusieurs niveaux a été démantelé : les victimes étaient attirées par de fausses promesses d’emploi ou de formation et, une fois sur place, contraintes de recruter d’autres personnes dans le système.
En Angola, un casino virtuel opérant à l’international a été mis hors d’état de nuire. Ce réseau ciblait principalement des joueurs au Nigeria et au Brésil. De son côté, le Kenya a vu l’aboutissement d’une enquête sur une fraude en ligne liée aux cartes de crédit.
Des milliers de victimes identifiées
Au total, l’opération a permis d’identifier plus de 35 000 victimes, principalement en Afrique et en Europe. Cette réussite repose en grande partie sur la coopération avec les fournisseurs d’accès à Internet, qui ont facilité le partage d’informations critiques.
Interpol souligne l’importance de ce type d’opérations pour enrayer l’expansion des cybercrimes sur le continent, tout en mettant en lumière la nécessité de renforcer les collaborations internationales face à des menaces transfrontalières.
La Rédaction

