Récemment réunis à Dakar, les membres du Parlement de la CEDEAO ont appelé à l’adoption d’un acte communautaire visant à encadrer l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans l’espace ouest-africain. L’objectif : garantir un développement technologique respectueux de l’éthique, de la souveraineté numérique et des valeurs partagées entre les États membres.Cette session, qui a réuni la Commission mixte « Éducation, science, culture, santé, télécommunications et technologies de l’information », a mis en avant les enjeux cruciaux de la transformation numérique dans les systèmes éducatifs régionaux. La rapporteure Saran Traoré a insisté sur la nécessité de « saisir les opportunités qu’offre le numérique pour le développement socioéconomique, tout en répondant aux défis qu’il pose, notamment en matière d’inclusion et d’éthique ».Un rapport contenant des recommandations concrètes a été transmis aux Parlements nationaux. Il préconise une approche harmonisée de l’innovation technologique dans le domaine éducatif, afin de renforcer l’équité, la qualité et l’accessibilité de l’enseignement dans toute la région.Présente à cette rencontre stratégique, la deuxième vice-présidente du Parlement de la CEDEAO, Adjaratou Traoré, a salué « une dynamique collective tournée vers une éducation durable et résolument tournée vers l’avenir ».De son côté, le Dr Ismaïla Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a rappelé le rôle crucial que doivent jouer les législateurs dans la régulation des technologies émergentes. « La digitalisation de l’enseignement en Afrique ne peut se faire sans un cadre politique clair, concerté et adapté aux réalités de nos pays », a-t-il affirmé.Les parlementaires espèrent désormais une concrétisation rapide de ces recommandations au sein des instances nationales, pour faire de l’intelligence artificielle un levier inclusif au service de la jeunesse ouest-africaine.
La Rédaction

