En Tunisie,quatre créateurs de contenus des réseaux sociaux précisément de Tiktok et Instagram ont été accusé d’immoralité et de diffusion de propos obscènes puis condamnés sous des peines de prisons différentes allant de 1 an et demi pour certains à quatre ans et demi pour d’autres .
Ces créateurs de contenus ont été condamnés pour dépravations de mœurs sur les réseaux sociaux.
Selon le média Business News, l’instagrameuse Lady Samara, une influenceuse qui compte environ un million d’abonnés, a été condamnée mardi à trois ans et deux mois de prison, le tiktokeur Khoubaib à quatre ans et six mois, l’instagrameuse Afifa à un an et six mois et son mari Ramzi à trois ans et six mois. Notons que le cas Lady Samara, pseudonyme d’une jeune femme au million de followers sur Instagram, et dont le dernier post annonçait sa grossesse, inquiète de nombreuses personnes qui demandent sa libération sur Tiktok.« On sait tous que Samara a un bon cœur, c’est quelqu’un de bien, toujours là pour les autres pour les aider autant qu’elle le peut. On est beaucoup à être bouleversés, enragés face à tout cela, c’est vraiment très douloureux », clame une internaute. « Oui, c’est vrai qu’elle disait des gros mots parfois, mais c’était pour nous faire rire. Quand on est pas bien, on va sur le compte de Lady Samara et on sait qu’on va rire. Elle me fait trop rire moi et je l’aime beaucoup. Je ne pouvais pas imaginer qu’elle serait condamnée à trois ans et demi de prison », a ajouté un autre.
En Tunisie, en mars 2024, des blogueurs et des artistes ont été condamnés à des peines de prisons fermes pour avoir exprimé leurs opinions sur les réseaux sociaux. Khalifa Guesmi, correspondant de Mosaïque FM, radio la plus écoutée de Tunisie, avait été condamné en novembre 2023 à un an de prison, peine alourdie à cinq ans en appel, pour avoir divulgué des informations sur les services de sécurité.
Le ministère de la Justice tunisien a publié un communiqué dans lequel il annonce que des poursuites judiciaires pourront être engagées contre toute personne diffusant « des contenus portant atteinte aux valeurs morales », tout en dénonçant l’utilisation croissante des réseaux sociaux comme TikTok et Instagram pour diffuser des contenus dans le pays « contraires à la morale publique ».
La Rédaction

