Les habitants de Libreville, capitale du Gabon, vivent au rythme des coupures électrique et de délestages récurrents. Le manque d’eau au niveau des barrages hydroélectriques est à l’origine des délestages au Gabon selon les explications officielles. La population est à bout de souffle.
C’est grâce aux groupes électrogènes que la population gabonaise arrive à avoir de la lumière. Enseignant au lycée technique, il a investi environ 250 000 francs CFA : « Le réservoir à une capacité de 7 litres d’essence, les coupures varient entre 2 et 4 heures. C’est largement suffisant. » Au quartier PK 10 de Libreville, Michel Didier Kobé allume son groupe électrogène : « Il supporte toutes les charges à la maison, j’ai un frigidaire, un congélateur, un téléviseur, des ventilateurs. Tranquillement, il supporte. »
Malheureusement, tous les Gabonais n’ont pas suffisamment les moyens de s’offrir un groupe électrogène. Une employée témoigne : « La nuit, non seulement il y a la chaleur, il y a les moustiques, ce n’est pas la joie, c’est l’enfer que nous vivons en ce moment. » Sa collègue ajoute : « C’est ce qu’on subit tous les jours et ça, ça stresse les gens. ».
Face à tous ces problèmes, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a limogé la direction de l’entreprise SEEG et a mis en place une administration provisoire dirigée par Jean Liévin Idoundou Manfoumbi, installé ce lundi. Il aura à charge de redresser l’entreprise dans un délai de six mois.
Le ministre de l’Énergie, Jeannot Kalima quant à lui rassure les populations : « Avec toutes les dispositions qui sont prises, les facilités qui sont octroyées à la SEEG par le chef de l’État, la SEEG va très rapidement apporter des solutions à nos préoccupations. » La population gabonaise reste toujours dans l’attente d’une suite favorable.
La Rédaction

