Le Tchad et la Centrafrique ont signé un protocole d’accord visant à créer une « force mixte de sécurisation des frontières », a annoncé le ministère tchadien des Affaires étrangères ce mercredi sur sa page Facebook. Cet accord a été conclu par les ministres de la Défense des deux pays à l’issue de quatre jours de commission mixte à Bangui.
Lors de la visite de la délégation tchadienne à Bangui le 23 octobre, composée de quatre ministres et dirigée par Abderramane Koulamallah, ministre des Affaires étrangères, quatre projets d’accords ont été signés. Le plus significatif concerne la sécurité aux frontières. « Nous voulons soutenir la Centrafrique et éliminer les groupes armés qui circulent dans la région. Cela permettra de prévenir les accusations mutuelles qui ont marqué le passé », a expliqué le ministre.
Le projet de force mixte reste en cours d’élaboration : une sous-commission devrait voir le jour, et le Tchad envisage d’adopter un dispositif similaire à celui en place à sa frontière avec le Soudan. Ce projet est le signe d’un rapprochement entre les deux nations, illustré par la réouverture du passage frontalier de Sido en mai dernier, après dix années de fermeture, facilitant ainsi la circulation des populations.
Abderramane Koulamallah a tenu à préciser qu’il s’agissait d’une « coopération entre États », et que les seuls partenaires du Tchad sont les autorités et les forces militaires centrafricaines, bien que des mercenaires russes de Wagner opèrent dans les régions frontalières en Centrafrique pour contrôler l’exploitation minière artisanale. Le porte-parole du gouvernement tchadien a également nié toute confrontation récente avec ces groupes.
En plus des questions de sécurité, les deux pays ont exprimé leur volonté de poursuivre le rapprochement et de renforcer les coopérations dans des domaines comme le commerce et l’agriculture.
La Rédaction

