Après l’officialisation des candidatures du Tchadien Mahamat Abbas Tolli et du Béninois Romuald Wadagni, la course à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) s’intensifie. Lors de son 44e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement, qui s’est tenu le 17 août au Zimbabwe, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a fait un choix important. L’organisation régionale a décidé de soutenir l’économiste zambien Samuel Munzele Maimbo comme son candidat unique à la succession d’Akinwumi Adesina.
Avec ce soutien unanime de la SADC, Samuel Munzele Maimbo, un économiste de renom, se démarque dans cette compétition de haut niveau. Maimbo n’est pas un inconnu dans le paysage financier africain et international. Actuellement cadre à la Banque mondiale, il possède une solide expertise en développement économique et en finance internationale, des atouts qui pourraient peser dans sa candidature à la tête de l’une des plus importantes institutions financières du continent.
La décision de la SADC marque un tournant décisif, car cette communauté représente un poids économique et politique non négligeable au sein de l’Afrique. Le choix de Maimbo illustre également un désir de renouveau et de rupture avec les précédentes candidatures issues de la région, écartant ainsi des figures comme la Sud-Africaine Swazi Tshabalala et la Tanzanienne Frannie Léautier. En soutenant un candidat comme Maimbo, qui incarne un profil plus technique et apolitique, la SADC mise sur la compétence et l’expérience pratique pour faire face aux défis économiques et sociaux de l’Afrique.
L’élection à la présidence de la BAD, prévue pour 2025, s’annonce donc comme un moment crucial pour l’avenir de la banque, au moment où le continent africain est confronté à des enjeux majeurs tels que le financement des infrastructures, la transition énergétique et le développement durable. La voix de la SADC pourrait jouer un rôle important dans le choix du successeur d’Adesina, et le soutien à Samuel Munzele Maimbo pourrait bien influencer la direction future de l’institution.
La Rédaction

