Le Zimbabwe, riche en lithium, voit ses terres agricoles redistribuées au profit d’exploitations minières chinoises, provoquant le déplacement de communautés locales qui cultivaient ces terres depuis des générations.Dans les zones riches en lithium, des concessions minières attribuées à des sociétés chinoises, telles que Max Mind Investments, filiale du géant Chengxin Lithium Group, entraînent le relogement de nombreuses familles. La société opère notamment la mine Sabi Star dans la province de Manicaland, où plusieurs villages ont été concernés par ces nouvelles affectations de terres.À lire aussi : L’Afrique et l’or blanc. Le lithium, un nouvel enjeu stratégique pour le continentSelon les autorités locales, des familles ont été relogées et compensées, mais de nombreux habitants contestent le montant et les conditions de cette indemnisation. Dans certaines régions, des résidents ont été contraints de déménager sur de longues distances, perdant ainsi leurs cultures, notamment des vergers et des champs exploités depuis des générations.Le Zimbabwe détient les cinquièmes plus grandes réserves mondiales de lithium, un minéral clé pour la production de batteries pour véhicules électriques. La Chine, premier producteur et marché mondial de véhicules électriques, investit massivement dans l’acquisition de terres riches en lithium pour soutenir son industrie.En 2023, 72 % des nouvelles licences minières délivrées au Zimbabwe ont été accordées à des entreprises chinoises, selon l’Agence zimbabwéenne pour l’investissement et le développement. Si la transition vers les énergies vertes s’accélère à l’échelle mondiale, le coût social pour les communautés locales reste peu visible et suscite des inquiétudes sur la redistribution des richesses et le respect des droits fonciers.
La Rédaction

