Une attaque suicide revendiquée par les shebab a coûté la vie à neuf personnes mardi à Beledweyne, au centre de la Somalie. L’hôtel visé abritait une réunion sur la lutte contre ce groupe islamiste radical.
Une attaque coordonnée et meurtrière
Tout a commencé dans la matinée lorsqu’un kamikaze a précipité un monospace bourré d’explosifs contre l’entrée de l’hôtel. Profitant du chaos, plusieurs hommes armés ont ensuite pénétré dans le bâtiment et ouvert le feu sur les occupants, selon Ahmed Osman, un cadre sécuritaire de la région de Hiran. Parmi les victimes figurent neuf civils, dont des chefs traditionnels, tandis qu’une dizaine d’autres personnes ont été blessées.
Une cible stratégique
L’hôtel attaqué accueillait une rencontre entre responsables sécuritaires et chefs traditionnels, destinée à mobiliser des milices locales pour soutenir les forces gouvernementales contre les shebab. Malgré la violence de l’assaut, de nombreuses personnes ont pu être secourues, selon des sources policières.
Une guerre sans fin
Liés à Al-Qaïda, les shebab combattent le gouvernement fédéral depuis plus de quinze ans avec pour objectif d’imposer leur vision rigoriste de l’islam. Face à cette menace, les autorités somaliennes ont déclaré une guerre “totale” contre les jihadistes, mobilisant l’armée nationale et les milices claniques avec le soutien de l’Union africaine et des frappes américaines. Mais malgré ces efforts, l’offensive gouvernementale peine à inverser la dynamique.
Alors que la Somalie tente de reprendre le contrôle de ses territoires, cette attaque rappelle brutalement que la menace jihadiste reste omniprésente.
La Rédaction

