Après plusieurs années d’absence sur la scène politique congolaise, Joseph Kabila revient dans l’arène. L’ancien président, qui avait quitté le pouvoir en 2019, refait surface à travers une tribune publiée dans un média sud-africain, où il critique la gestion de son successeur, Félix Tshisekedi, et affirme que la solution à la crise actuelle, notamment face à l’AFC/M23 soutenu par Kigali, ne peut être qu’uniquement militaire. Mais cette prise de position n’est pas isolée. Elle marque le début d’une stratégie plus large, celle d’un retour en force de Kabila sur le plan politique.
Ces derniers mois, l’ancien chef d’État a progressivement refait surface, multipliant les initiatives pour se réinstaller dans le jeu politique. En décembre 2024, il s’affiche aux côtés de Moïse Katumbi à Addis-Abeba, un geste symbolique fort qui ne se limite pas à une simple photo. Cette rencontre s’inscrit dans un rapprochement plus large, Kabila ayant également mené des discussions discrètes avec des figures religieuses, tant catholiques que protestantes.
Loin de se contenter de symboles, Kabila mobilise également son réseau. Il y a une semaine, il a envoyé des proches à Bruxelles pour participer aux consultations politiques organisées par la CENCO et l’ECC. Mais l’ex-président ne se contente pas de déléguer : il prend également les rênes de son retour. Selon des informations obtenues par RFI, Kabila a récemment réuni plusieurs de ses alliés à Nairobi. Parmi eux, des figures influentes du PPRD, telles qu’Aubin Minaku, Néhémie Mwilanya, Emmanuel Ramazani Shadary et Richard Muyej.
L’objectif de ces rencontres est clair : réorganiser et revitaliser le PPRD. À la suite de cette réunion, Kabila a désigné Aubin Minaku comme vice-président du parti et lui a confié la gestion intérimaire de la présidence en son absence. Dans cette dynamique, une gestion collégiale impliquant Emmanuel Ramazani Shadary semble prendre forme. L’ancien président, bien que toujours absent de la scène publique, travaille activement en coulisses pour préparer son retour sur le devant de la scène politique congolaise.
La Rédaction

