L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a récemment publié un communiqué dénonçant des attaques militaires attribuées au régime de Kinshasa. Selon l’organisation, plusieurs zones densément peuplées, dont Bibwe, Chytso et Hembe, ont été bombardées à l’aide d’un drone CH-4 et d’avions de combat Sukhoi-25. Une nouvelle attaque ciblant Nyange aurait également causé la mort de plusieurs civils.
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L’AFC/M23 accuse le gouvernement de Kinshasa de mépriser les efforts de médiation régionaux et internationaux, sabotant notamment le processus de paix de Doha, et optant pour une solution exclusivement militaire. L’organisation rappelle avoir déjà alerté la communauté nationale et internationale le 11 août 2025 sur le risque d’une guerre généralisée.
Dans son communiqué, l’AFC/M23 déplore le silence de la communauté internationale, des organisations humanitaires et des défenseurs des droits humains, qu’elle considère comme complices face aux massacres. Elle annonce par ailleurs être désormais en état de légitime défense et s’engage à protéger sa population et éliminer toute menace provenant du régime de Kinshasa.
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Vers une partition de facto de la RDC ?
La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo reste extrêmement fragile. Les zones contrôlées par le M23 et l’AFC/M23 montrent une autonomie de facto vis-à-vis de Kinshasa, donnant parfois l’impression d’un État morcelé.
Toutefois, une partition officielle de la RDC reste improbable à court terme, en raison de l’opposition internationale et des enjeux géopolitiques majeurs liés aux ressources naturelles et à l’intégrité territoriale du pays. La RDC risque cependant une fragmentation de facto, où certaines régions fonctionneraient sous contrôle local armé, compliquant le retour à une autorité centrale unifiée. La médiation internationale et régionale demeure donc cruciale pour éviter une escalade militaire et politique.
La Rédaction

