À moins d’un mois de l’élection présidentielle prévue le 12 avril, le Gabon intensifie ses préparatifs avec la formation des membres des commissions électorales. Pendant que seules quatre candidatures ont été validées, les instances en charge du processus affûtent leurs compétences pour garantir un scrutin organisé et crédible.
Une formation intensive pour les membres des commissions électorales
Conformément au calendrier électoral, les membres des bureaux des Commissions électorales locales ont entamé une formation cruciale le 15 mars 2025 à Libreville. Pendant 48 heures, ils se plongent dans six modules fondamentaux :
•Le cadre juridique et institutionnel
•La préparation, l’organisation et l’administration du scrutin
•Le déroulement du vote
•Les opérations post-électorales et les recours
•Le code pénal des élections
•Des cas pratiques avec mises en situation
Dispensée par des experts électoraux, majoritairement issus de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), cette formation vise à doter les membres des compétences nécessaires pour mener à bien leur mission.
Elle intervient au lendemain de leur prestation de serment devant la Cour constitutionnelle, une étape symbolique dans le processus électoral. Après leur formation, les bureaux des commissions électorales seront déployés sur tout le territoire et à l’étranger, avec 88 commissions au Gabon et 25 hors du pays.
Une sélection stricte des candidats en lice
Le 9 mars dernier, la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) a validé les candidatures pour l’élection présidentielle. Sur 23 dossiers déposés, seules quatre candidatures ont été retenues :
•Alain Claude Bilie-By-Nze
•Joseph Lapensée Essingone
•Stéphane Germain lloko Boussengui
•Brice Clotaire Oligui Nguema
Le ministère de l’Intérieur précise que cette sélection a été réalisée en conformité avec la Charte de la transition, la Constitution du 19 décembre 2024 et le code électoral gabonais. Parmi les 19 candidatures rejetées figurent notamment celles des trois femmes en lice, Marlene Fabienne Essola Efountame, Zenaba Gninga Chaning et Marion Nadia N’Negue Mintsa.
Un scrutin à haute portée symbolique
Cette élection présidentielle est la première depuis la prise de pouvoir par la junte militaire en août 2023, qui avait renversé le président Ali Bongo Ondimba après un scrutin vivement contesté. Dans ce contexte, le bon déroulement du vote sera scruté de près, tant par les électeurs gabonais que par la communauté internationale.
La Rédaction

