Après plusieurs mois de silence, Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), brise le silence. Sa réaction survient après le réquisitoire de peine de mort prononcé en août 2025 par l’auditeur général des Forces armées congolaises lors de son procès pour les événements de Goma et ses liens supposés avec le mouvement rebelle M23.
« Tôt ou tard, la supercherie sera évidente »
Dans une déclaration exclusive à Jeune Afrique, Joseph Kabila dénonce des accusations mensongères et critique le gouvernement de Félix Tshisekedi, qu’il juge incapable d’assumer ses échecs :
« Tôt ou tard, la supercherie sera évidente pour tous. »
L’ancien président se positionne ainsi comme un acteur politique toujours influent, malgré la gravité du réquisitoire.
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Un procès historique et controversé
Le procès, ouvert le 25 juillet 2025 devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, marque une première depuis l’indépendance : un ancien chef d’État est jugé.
L’auditeur général, le lieutenant-général Jean-René Likulia Bakulia, a requis la peine de mort et accuse Joseph Kabila de :
• Trahison et insurrection
• Crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité
• Homicide intentionnel
• Viol, torture et déportation
• Occupation forcée de Goma
Cette procédure intervient dans un contexte politique tendu, et soulève des questions sur la justice congolaise et l’influence persistante de l’ex-président. Les enjeux financiers sont également importants, avec des demandes de réparations colossales à son encontre.
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Le procès reste sous haute attention
Bien que la peine de mort ait été requise, le verdict final n’a pas encore été prononcé. La RDC a levé son moratoire sur la peine capitale en 2024, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis. Ce procès demeure donc un événement judiciaire majeur et un moment clé de la vie politique congolaise.
La Rédaction

