La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) a exprimé mardi sa vive inquiétude face à une escalade des tensions à Tripoli, craignant une reprise des affrontements meurtriers qui avaient secoué la capitale libyenne en mai 2025.Selon la Manul, l’« escalade rapide des tensions » pourrait déboucher sur des affrontements armés aux conséquences dévastatrices pour la population civile. L’ONU a appelé « d’urgence tous les acteurs à cesser tout préparatif susceptible de déboucher sur des violences ». Elle n’a pas précisé quelles parties étaient directement visées par cet avertissement.À lire aussi : Libye. Risque de retour à la guerre civile Des tirs dans les rues et la paniqueLundi, des tirs ont été entendus dans un quartier de Tripoli, provoquant la panique parmi les habitants, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Aucun bilan n’a été confirmé et l’origine des tirs reste inconnue.En mai dernier, le gouvernement libyen avait tenté de démanteler toutes les milices de Tripoli, accusées d’être « plus puissantes que l’État », déclenchant des combats ayant fait huit morts, selon l’ONU. La capitale reste ainsi fragile, avec des groupes armés prêts à reprendre les hostilités à tout moment.()À lire aussi : Libye. L’ONU relance l’espoir d’élections nationales Tentative de stabilisation et feuille de routeLe 21 août, la cheffe de la Manul, Hanna Tetteh, a proposé une feuille de route pour organiser des élections et unifier les institutions libyennes, dans un pays toujours marqué par l’instabilité depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.La Libye reste divisée entre deux centres de pouvoir : le Gouvernement d’unité nationale (GNU) basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, et le gouvernement rival à Benghazi, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils. Cette dualité complique toute initiative de paix durable et fait craindre de nouvelles confrontations.()
La Rédaction

