Un nouveau cycle de discussions s’est ouvert à Genève alors que les États-Unis ont annoncé leur retrait des négociations.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti lundi qu’un accord international sur les pandémies devait être conclu sans tarder. « C’est maintenant ou jamais », a-t-il déclaré en ouverture d’une nouvelle semaine de discussions, trois jours après l’annonce officielle du retrait des États-Unis des négociations.
« Nous sommes à un moment décisif alors que vous travaillez à finaliser cet accord avant l’Assemblée mondiale de la santé en mai », a insisté le chef de l’OMS lors du treizième cycle de discussions à Genève. « Je suis convaincu que vous choisirez d’agir maintenant, car vous connaissez les enjeux. »
Un texte à finaliser avant mai
Ces négociations doivent aboutir avant la réunion annuelle des États membres de l’OMS en mai. Depuis décembre 2021, les pays travaillent à l’élaboration d’un accord visant à améliorer la prévention et la préparation aux pandémies, afin d’éviter les erreurs commises lors du Covid-19. Toutefois, des points de friction subsistent, notamment sur le partage des informations concernant les agents pathogènes émergents et l’accès équitable aux vaccins, tests et traitements.
« La question n’est pas de savoir si une nouvelle pandémie surviendra, mais quand », a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il a rappelé les dangers posés par Ebola, Marburg, la rougeole, le mpox et la grippe, sans oublier la menace encore inconnue de la « maladie X ».
Le retrait des États-Unis
Quelques heures après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a signé un décret officialisant le retrait des États-Unis de l’OMS, mettant fin à la participation américaine aux négociations. Ce retrait devrait s’étaler sur un an, mais Washington a déjà cessé de prendre part aux discussions.
Face à cette décision, Tedros Adhanom Ghebreyesus a mis en garde contre les risques d’isolement. « Aucun pays ne peut se protéger seul. Les accords bilatéraux ne suffiront pas », a-t-il affirmé, espérant un possible revirement de Washington.
La Rédaction

