Un débat a éclaté au Japon à propos d’un concours qui devait simuler un suicide rituel, appelé seppuku. Prévu pour décembre dans la ville de Matsue, cet événement a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, ce qui a conduit à son annulation.
Les organisateurs avaient annoncé dans un journal local que les participants devaient jouer le rôle de samouraïs agonisant après un suicide par éventrement, en utilisant une épée en plastique. Le meilleur acteur aurait gagné un prix. Matsue, connue pour son histoire avec les samouraïs, semblait être un endroit approprié pour cet événement. La mairie a rapidement jugé que faire un spectacle de quelque chose d’aussi sérieux était inacceptable.
Le responsable du concours, qui a choisi de rester anonyme par peur de poursuites judiciaires, voulait encourager les gens à devenir des acteurs dans ce qu’il appelait des « festivals étranges ». Bien que la mairie n’ait pas interdit l’événement au départ, la pression des réseaux sociaux a finalement conduit à son annulation. Le seppuku, ou hara-kiri, est un rituel de suicide qui date de l’époque des samouraïs, entre le 12e et le 19e siècle. Ce rite était considéré comme une manière d’affirmer son honneur et son courage. Aujourd’hui, cette tradition n’existe plus avec la disparition des samouraïs. De plus, le Japon n’a pas plus de suicides que d’autres pays.
Maurice Pinguet, dans son livre « La mort volontaire au Japon », explique que le seppuku était un acte codifié où le guerrier s’éventrait selon des règles précises. Le dernier cas célèbre remonte à l’écrivain Yukio Mishima en 1970, qui s’est suicidé en public avec l’aide d’un assistant. Alexandre Kum’a Ndumbe III, professeur à l’Université Yaoundé I, souligne qu’il est important d’enseigner cette histoire pour mieux comprendre les enjeux culturels autour de ces pratiques.
La Rédaction

