Le Mouvement de résistance nationale (NRM), parti au pouvoir en Ouganda, a désigné Yoweri Kaguta Museveni comme son candidat pour l’élection présidentielle prévue le 12 janvier 2026.
Cette désignation apparaît comme une simple formalité. En effet, dès juin dernier, le président sortant avait déjà exprimé son intention de briguer un nouveau mandat. À 80 ans, Museveni s’apprête donc à solliciter à nouveau la confiance des électeurs, défiant les appels à sa retraite, un scénario qui rappelle la longévité politique de certains autres dirigeants africains, comme Paul Biya au Cameroun.
À l’approche du scrutin, le président en exercice, au pouvoir depuis 1986, met en avant son bilan. Alors que ses détracteurs dénoncent un virage autoritaire, Museveni insiste sur les progrès réalisés en matière de paix, de sécurité et de développement économique au cours de ses décennies de gouvernance.
« Lorsque nous sommes arrivés, nous savions exactement ce qu’il fallait faire et c’est pourquoi l’économie de l’Ouganda s’est redressée », a affirmé le président.
Pour cette élection, son principal rival sera l’artiste devenu homme politique Bobi Wine. L’opposition continue de dénoncer des fraudes électorales présumées lors des précédents scrutins, ce qui pourrait peser sur la crédibilité du processus électoral.
La Rédaction

