Le Fendika, un centre culturel emblématique à Addis-Abeba, en Éthiopie, célèbre un concert d’adieu avant sa destruction imminente due à la pression du développement urbain. Le concert, organisé pour honorer l’héritage culturel de ce lieu, a eu lieu la semaine dernière. La destruction du Fendika a été décidée par le gouvernement local malgré son importance dans la scène culturelle éthiopienne.
Selon les données du https://www.rfi.fr/fr/, Fendika, le centre culturel emblématique éthiopien est sur le point de fermer ses portes en raison de la pression exercée par le développement immobilier. La menace de destruction de ce centre vient des plans du gouvernement local qui envisage construire un hôtel de luxe à sa place. Malgré son importance culturelle et la forte mobilisation de la communauté locale, la décision de démolir le Fendika semble irrévocable. Fort de ce constat, un concert d’adieu, a été récemment organisé au Fendika pour honorer l’héritage culturel du lieu et marquer la fin d’une ère pour la scène artistique d’Addis-Abeba. Cet événement a rassemblé des artistes, des amis et des défenseurs de la culture, qui ont célébré ce lieu unique avec émotion et gratitude.
Cependant, la destruction du centre pose de sérieuses questions sur la préservation des espaces culturels face à l’expansion urbaine. Le cas du Fendika symbolise le conflit croissant entre développement économique et préservation du patrimoine culturel. Alors que l’Éthiopie continue de se développer, la disparition de lieux comme le Fendika rappelle l’importance de trouver un équilibre entre modernisation et respect des richesses culturelles.
D’après https://afriquexxi.info/, la décision du gouvernement local d’Addis-Abeba de démolir le Fendika pour construire un hôtel de luxe a suscité de vives réactions parmi la population éthiopienne. Beaucoup d’Éthiopiens, ainsi que des étrangers, ont exprimé leur colère et leur déception sur les réseaux sociaux. Ils considèrent cette décision comme une perte pour la culture et l’histoire du pays. Certains ont organisé des manifestations et des pétitions pour tenter de sauver le Fendika, soulignant son importance en tant que lieu de rassemblement culturel et artistique. Malgré ces efforts, la décision semble irrévocable, laissant de nombreux habitants et passionnés de la culture dans un état de résignation et de tristesse.
Ces réactions montrent à quel point le Fendika est ancré dans le cœur de la communauté et combien il est important de préserver de tels espaces culturels face à l’expansion urbaine.
Le centre aurait été Initialement établi comme un Azmari Bet (maison de musiciens traditionnels) dans les années 90, dans le quartier de Kazanchis à Addis-Abeba, ce lieu faisait partie de ces nombreux Azmari Bets du quartier. Mais la plupart ont disparu en raison du développement urbain. En plus, Il n’était pas encore officiellement connu sous le nom de « Fendika ».
Ce n’est qu’en 2008 que Melaku Belay (chorégraphe et danseur éthiopien) l’a transformé et donné une nouvelle identité à ce lieu en mettant un accent particulier sur la culture, la musique traditionnelle et contemporaine, ainsi que les arts visuels. Ainsi, transformant le lieu en un centre culturel plus complet.
En 2016, il a agrandi le Fendika pour créer le Fendika Cultural Center, un espace encore plus vaste pour les arts et la culture.
Le terme « Fendika » utilisé aujourd’hui pour désigner le centre culturel est en fait le nom donné par Melaku Belay lorsqu’il a pris en charge et transformé cet ancien Azmari Bet.
Alors que le Fendika s’apprête à disparaître sous les coups de pelleteuses, il reste dans le cœur de ceux qui l’ont fréquenté et admiré. Sa fermeture marque la fin d’un chapitre important dans l’histoire culturelle d’Addis-Abeba, mais aussi une motivation pour continuer à défendre et protéger les espaces culturels précieux du pays.
La Rédaction

