Chargé par le président de la République Algérien, M. Ahmed Attaf, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger participe au débat général de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Débutée le 24 septembre 2024 à New York et placée sous le thème : « Agir ensemble pour promouvoir la paix et le développement durable et la dignité humaine pour les générations actuelles et futures ». Le ministre Algérien a mis en lumière la cause palestinienne, la finalisation du processus de décolonisation ainsi que les défis sécuritaires, environnementaux et de développement auxquels l’humanité est confrontée, avec une attention particulière pour les régions auxquelles l’Algérie appartient. Il a touché aussi du doigt la guerre Russo-ukrainien.
Lors de son discours, le ministre Ahmed Attaf a fait remarqué l’absence d’équilibre dans le système des relations internationales dans ses dimensions politique, économique et sociale constitue la principale source de tensions et de dysfonctionnements dans la gouvernance des relations internationales, marquée par la marginalisation des pays en développement, notamment les pays de notre continent africain, au sein du Conseil de sécurité, en particulier, et des différentes institutions financières, monétaires et bancaires internationales, en général. ‘’ Il est impératif de lancer un processus sérieux visant à rétablir cet équilibre perdu, a poursuivi le ministre.
«L’Algérie se félicite vivement de la tenue de ce Sommet et de la dynamique positive ayant accompagné la concrétisation de cette précieuse initiative par le Secrétaire général des Nations unies», a souligné M. Attaf, estimant que cet élan «montre que l’espoir demeure quant à la capacité de notre organisation à reprendre les choses en main et à assumer son rôle de cadre unificateur pour forger les consensus nécessaires entre les Etats membres face aux nombreux défis qui se posent à elle».
Le ministre souligne que « la communauté internationale a plus que jamais besoin d’un sursaut collectif pour remédier à la situation actuelle et d’un élan commun pour surmonter les risques qui l’assaillent de toutes parts, qu’il s’agisse des crises et des guerres qui s’intensifient et se multiplient de jour en jour, des inégalités de développement qui ne cessent de se creuser ou encore des menaces climatiques et des risques environnementaux qui ont atteint des niveaux inédits ».
«Si nous sommes convaincus que l’ONU est indispensable et irremplaçable, nous sommes également certains que cette organisation a besoin d’une profonde réforme pour assurer sa pérennité et sa capacité à s’adapter aux défis et aux exigences de notre époque, pour rétablir son rôle vital en tant que cœur battant de la diplomatie mondiale et du multilatéralisme, et pour lui permettre de répondre pleinement et efficacement aux aspirations des générations présentes et futures», a soutenu le diplomate. Evoquant la réforme du Conseil de sécurité, il a affirmé que cette dernière passait par «démocratiser ses méthodes de travail et élargir sa composition en vue d’une représentativité plus large de la communauté internationale lors de cette conjoncture», soulignant que «notre priorité absolue serait la réparation de l’injustice faite à l’Afrique, seul continent à ne pas avoir de siège permanent et le moins représenté dans la catégorie des sièges non permanents».
Par ailleurs, Ahmed Attaf, a salué le soutien des Etats membres du MNA à toutes les résolutions adoptées récemment par l’Assemblée générale des Nations unies en faveur de la cause palestinienne, les appelant à poursuivre et à accentuer ce soutien au regard des développements dangereux que connaît la cause palestinienne «face à l’escalade sioniste dans les territoires palestiniens occupés et dans tous les pays voisins de la Palestine», et ce, «en faveur des priorités actuelles : parvenir à un cessez-le-feu à Ghaza, permettre aux efforts d’aide humanitaire de se déployer et demander des comptes à l’occupation sioniste pour ses crimes».
Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères a mis l’accent sur l’impératif de «soutenir l’action sans précédent engagée par les instances judiciaires internationales contre l’occupation israélienne, car il s’agit de la seule voie à même de contraindre l’occupant et de mettre fin à ses illusions selon lesquelles il ne serait pas tenu par les obligations strictes et les engagements constants dictés par la légalité internationale», a-t-il dit.
Il souligne que « la logique des choses confirme jour après jour que les répercussions et les conséquences du conflit russo-ukrainien sont d’une gravité telle qu’il est impératif de ne pas se résigner au fait accompli ni de céder aux obstacles, quelle que soit leur nature. ». Il a poursuivi : « Ce qui renforce encore notre regret, c’est la rareté des initiatives internationales inclusives et l’inertie des efforts diplomatiques visant à privilégier le dialogue et à instaurer la paix, des éléments qui caractérisent désormais les complications et l’aggravation de ce conflit. ». Attaf a conclu en affirmant que « cette guerre a plongé l’ensemble du continent européen dans la crise la plus dangereuse, ouverte à toutes les éventualités et complications, depuis la Seconde Guerre mondiale. »
La Rédaction

