Les États-Unis ont officiellement retiré l’ensemble de leurs troupes du Niger, répondant ainsi à la demande du régime militaire qui dirige le pays depuis plus d’un an. Cette décision marque la fin de la présence militaire américaine dans cette région stratégique du Sahel, longtemps au cœur des opérations antiterroristes des États-Unis et de la France.
Une opération sans encombre
Dans un communiqué, le Commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) a confirmé la fin de ce retrait, affirmant que le processus s’est déroulé sans accroc. « Le retrait des forces américaines et de leurs équipements du Niger est maintenant terminé », a indiqué Africom, précisant que cette opération a été exécutée « sans complication ».
Retrait amorcé en mai
Le départ progressif des troupes américaines avait débuté en mai 2024, après que les autorités nigériennes ont mis fin à l’accord de coopération militaire avec les États-Unis en mars de la même année. En août, l’armée américaine a fermé sa dernière base à Agadez, ne laissant sur place qu’une vingtaine de personnes pour superviser le retrait des derniers équipements. Ce départ met un terme à des années de coopération militaire entre les deux pays, particulièrement marquées par des missions conjointes de lutte contre les groupes jihadistes dans la région, aggravées par les récents coups d’État au Mali et au Burkina Faso, voisins du Niger.
Des perspectives de coopération future
Malgré ce retrait, les États-Unis ne ferment pas totalement la porte à de futures collaborations avec le Niger. Le général Kenneth Ekman d’Africom a réaffirmé le respect de la souveraineté nigérienne : « Ils nous ont demandé de partir, et nous avons obéi de manière pacifique et respectueuse ». Il a également indiqué que Washington reste ouvert à des discussions sur la sécurité, une fois le retrait achevé. Toutefois, pour le moment, aucune négociation n’a été entamée concernant d’éventuelles futures relations militaires.
Retrait des autres forces occidentales
Ce retrait américain s’inscrit dans un contexte plus large de désengagement militaire occidental du Niger. À la fin du mois d’août 2024, l’Allemagne a également rapatrié ses derniers soldats stationnés à Niamey, marquant ainsi un tournant dans la présence internationale au Niger.
Ce retrait massif pourrait avoir des implications sur la stabilité régionale, notamment dans la lutte contre les groupes jihadistes, alors que les pays voisins sont également en proie à des bouleversements politiques et sécuritaires.
La Rédaction

