Muhoozi Kainerugaba, commandant des Forces de défense populaires de l’Ouganda et fils du président Yoweri Museveni, a présenté ses excuses aux États-Unis après avoir accusé l’ambassade américaine de soutenir l’opposition. Ses propos, publiés vendredi sur X, ont été rapidement supprimés, mettant temporairement à mal les relations bilatérales.
Le général avait affirmé que l’ambassade aidait Bobi Wine, le leader de l’opposition porté disparu depuis l’élection présidentielle du 15 janvier. Cette déclaration avait conduit à l’annonce d’une suspension de toute coopération avec l’ambassade, y compris pour les opérations militaires ougandaises en Somalie.
Quelques heures plus tard, Muhoozi Kainerugaba a reconnu s’être basé sur des informations erronées. « J’adresse mes excuses à nos partenaires américains pour mes tweets précédents. Après discussion avec l’ambassadeur, tout est revenu à la normale », a-t-il indiqué.
Le contexte reste tendu : Bobi Wine affirme se cacher pour échapper à une arrestation et dénonce un scrutin entaché d’irrégularités. Depuis le vote, plusieurs milliers de partisans de l’opposition auraient été interpellés et des dizaines de personnes tuées.
Considéré par certains comme le successeur potentiel de son père, Muhoozi Kainerugaba est très actif sur les réseaux sociaux, et chacune de ses interventions suscite une attention nationale et internationale accrue.
La Rédaction

