Depuis près de trois semaines, les négociations entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23 se poursuivent à Doha, au Qatar. Cependant, les progrès restent limités, notamment en raison de la question sensible de la libération des prisonniers.
Un climat de méfiance persistant
Les récentes déclarations médiatiques des deux camps ont exacerbé la méfiance mutuelle, entravant la création d’un climat de confiance nécessaire aux négociations. Le vice-premier ministre congolais, Jacquemain Shabani, a souligné que le travail en cours implique plusieurs institutions, dont le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), pour établir et vérifier les listes de prisonniers concernés. Cependant, aucune date précise n’a été avancée pour leur libération.
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Les défis techniques et logistiques
L’AFC/M23 revendique la libération d’au moins 700 de ses membres détenus par les autorités congolaises. Pour répondre à cette demande, il est nécessaire d’établir des listes, de les certifier et d’obtenir l’accord de toutes les parties prenantes. Le CICR a été sollicité comme intermédiaire neutre pour faciliter ce processus.
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Les enjeux militaires et la question des prisonniers gouvernementaux
Outre les détenus de l’AFC/M23, la libération des prisonniers gouvernementaux, notamment les militaires capturés lors des affrontements, est également un point de discorde. Des sources gouvernementales indiquent qu’environ 1 500 militaires ont été envoyés au camp militaire de Rumangabo pour “reconditionnement”, et plus de 300 membres de la garde républicaine ont été faits prisonniers. Ces questions doivent être abordées avant de progresser dans les négociations.
La Rédaction

