Pour 1700 communes, il n’y a que 80 candidats pour les élections municipales au Madagascar. Celles-ci se dérouleront le 11 décembre prochain. Une prolongation des candidatures jusqu’au jeudi prochain actée avec de nouvelles mesures pour alléger les conditions de participation en tant que candidats.
« Jusqu’à maintenant, il n’y a eu que neuf dossiers déposés sur tout le territoire », constate Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la CENI. Le chiffre est inquiétant, au point où l’État a fait des concessions pour qu’il puisse y avoir plus de candidats.
Jeudi le 19 septembre, une décision par décret a été prise, déclarant la prolongation du délai de dépôt des candidatures d’une semaine. Les ministres ont également opté pour le retrait du certificat de nationalité Malagasy des pièces obligatoires à fournir.
Il faudra désormais, au lieu du certificat de nationalité, «joindre la copie d’acte de naissance ou la copie de la carte d’identité nationale certifiée conforme à l’original», indique toutefois la porte- parole du gouvernement.
Une procédure grandement facilitée mais ne faisant pas acte des frais de candidature qui s’élèvent entre 1,2 million d’ariary (près de 240 euros) et 20 millions d’ariary (près de 4 000 euros) qui diffèrent selon la taille de la commune où ils se présentent.
Cette somme représente une entrave à l’égalité des chances chez certains tandis que d’autres la considèrent comme un facteur favorisant les candidatures les plus sérieuses.
Avec des candidatures énumérées à 8 au départ, la situation se présentait catastrophique pour ces élections municipales en raison de la difficulté d’accès au service de nationalité et de l’énormité de la somme de candidature.
Il sera question, jeudi 26 septembre 2024, date de clôture des candidatures, de voir si la mesure a été bénéfique.
La Rédaction

