À un mois de l’élection présidentielle ivoirienne, l’intelligence artificielle est utilisée pour diffuser des contenus viraux et manipulateurs sur les réseaux sociaux, alimentant la désinformation autour des candidats.En Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025 se déroule dans un contexte inédit où l’intelligence artificielle (IA) s’invite dans le paysage politique. Les réseaux sociaux regorgent de contenus générés par IA, allant de chansons virales critiquant le président sortant Alassane Ouattara à des vidéos parodiques de l’opposant Tidjane Thiam.La chanson qui dénonce les « actes d’Ado » – surnom d’Alassane Dramane Ouattara – a déjà récolté plus de 16 600 likes et 1 500 commentaires sur Facebook en seulement un mois. Les paroles qualifient le président de « criminel » et « assassin », tandis que les internautes s’interrogent sur l’auteur de cette création virale.À lire aussi : Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : les scénarios de Gbagbo et des exclus du scrutinFace à cette situation, les autorités ivoiriennes multiplient les initiatives pour lutter contre la désinformation. La campagne « Stop aux sorciers numériques », soutenue par des partenaires internationaux, vise à renforcer la littératie numérique et l’esprit critique des citoyens face aux manipulations numériques.Cette utilisation de l’IA soulève également des inquiétudes sur la régulation des contenus, qui reste en retard par rapport à des régions comme l’Europe. L’opposition dénonce l’élimination de figures majeures comme Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, considérant la candidature de Ouattara à un quatrième mandat comme anticonstitutionnelle, ce qui ravive les tensions politiques.Alors que la campagne bat son plein, le rôle de l’IA dans la désinformation politique illustre l’urgence de stratégies de prévention et de régulation adaptées à l’Afrique de l’Ouest.
La Rédaction

