L’ouest du Niger frontalier de l’est du Burkina Faso semble être devenu le lieu d’attaque privilégié des groupes terroristes qui sèment la terreur depuis bientôt 10 au Sahel. En début de semaine, quinze civils ont été tués et plusieurs autres blessés dans des villages de la région de Tillabéri. L’armée a annoncé ces déplorables pertes en vie humaine ce 14 août.
« Dans la zone de Méhana, des éléments terroristes ont perpétré plusieurs exactions odieuses contre les populations civiles sans défense, le bilan est lourd et tragique : 14 personnes ont perdu la vie et plusieurs personnes ont été blessées », a indiqué l’armée sans préciser de date, dans son dernier bulletin des opérations menées entre dimanche et mercredi.
Si le Niger et les autres pays de la sous-région multiplient les actions pour venir à bout des terroristes, ces derniers semblent décider à ne pas se laisser faire. Le 8 août dernier, ils ont attaqué un convoi civil et militaire qui était sur le point de ravitailler la ville de Diapaga, situé. À quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Niger. Le bilan particulièrement lourd fait état de plus de 150 militaires tués et de plusieurs dizaines de morts parmi les civils.
Si les pays du Sahel doivent continuer de s’armer pour affronter ces bandits armés, ils doivent surtout accentuer leur coopération en rendant le plus rapidement opérationnelle la force conjointe qu’ils ont annoncée quelques mois plus tôt.
Notons que du côté burkinabè, le couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la région burkinabè de l’Est a été prolongé de 30 jours à compter de ce mercredi 14 août. Il s’applique donc jusqu’au 13 septembre inclus selon les autorités du pays.
La Rédaction

