Réunis au Caire pour la 163ᵉ session de leur Conseil, les ministres arabes des Affaires étrangères ont unanimement réaffirmé, ce mercredi, la centralité de l’Accord politique libyen de Skhirat signé en 2015 comme fondement incontournable d’une sortie de crise en Libye.
Un consensus régional renouvelé
La Ligue arabe, par cette résolution, renforce le statut de l’Accord de Skhirat en tant que référence régionale et internationale pour une solution politique inclusive. Soutenu par l’ONU, ce texte incarne toujours l’unique cadre légitime capable de réconcilier les factions libyennes et de construire un avenir institutionnel stable.
Le Maroc au cœur de la médiation
La déclaration du Caire consacre également le rôle du Maroc, initiateur du processus de Skhirat, comme acteur impartial et facilitateur durable. Fidèle à sa ligne diplomatique de non-ingérence et de respect de la souveraineté des États, Rabat maintient un espace de dialogue ouvert à toutes les parties libyennes.
Le 18 décembre 2024, des consultations inter-libyennes ont ainsi repris à Bouznika, au sud de Rabat, après plusieurs mois de gel. Ces discussions visent à bâtir un consensus sur l’organisation d’élections générales et sur la création d’un gouvernement unifié et démocratique.
Des défis politiques persistants
Malgré cette relance diplomatique, plusieurs obstacles demeurent. Les blocages autour de la loi de finances et des prérogatives institutionnelles ont notamment retardé les négociations initialement prévues en juillet 2024. Ces points de friction continuent d’alimenter la fragmentation politique libyenne.
Une voie fragile mais toujours ouverte
Près d’une décennie après sa signature, l’Accord de Skhirat conserve sa valeur de boussole pour la communauté internationale et régionale. Le réengagement arabe autour de ce texte envoie un signal clair : la stabilité de la Libye ne peut se construire que sur une légitimité politique partagée, loin des interférences extérieures.
La Rédaction

