Des pays comme le Kenya, la Gambie et le Zimbabwe font des efforts pour abolir la peine de mort conduisant Amnesty International à les féliciter pour leurs initiatives. Ces pays ont déjà voté ou vont bientôt voter des lois pour mettre fin à cette pratique. De plus, aucun d’eux n’a exécuté de condamnés depuis plus de dix ans. Au Kenya, par exemple, plus de 600 personnes condamnées à mort ont vu leurs peines réduites ou ont été pardonnées l’année dernière.
La Gambie a en ce sens mis en place un moratoire officiel sur les exécutions et a signé un traité international qui empêche un retour en arrière.
Cependant, tous les pays d’Afrique subsaharienne ne suivent pas cette tendance. En République démocratique du Congo, par exemple, le gouvernement a annoncé qu’il voulait reprendre les exécutions pour lutter contre les groupes armés. Les ONG critiquent cette décision, disant qu’elle repose sur une idée fausse selon laquelle la peine de mort améliorerait la sécurité.
Ces organisations prévoient de faire entendre leur point de vue lors de la prochaine assemblée générale des Nations unies à la fin de l’année. Selon Anne Denis, responsable d’Amnesty France sur ce sujet, il est clair que l’Afrique montre une volonté croissante d’abolir la peine de mort.
L’Afrique subsaharienne pourrait devenir un exemple pour d’autres régions du monde en matière d’abolition de la peine capitale.
La Rédaction

