Au Ghana, une solution se précise de plus en plus pour la production de vaccins sur le continent africain avec un fonds de 32 Millions d‘euros mis à disposition par l‘Union Européenne. Cette initiative vise à contribuer à faire rentrer le Ghana dans le cercle fermé des pays africains producteurs de vaccins et à encourager surtout des solutions africaines aux problèmes africains en matière de santé.
En Afrique, selon l’OMS en 2022, seulement 06 pays d’Afrique produisent des vaccins. L’Afrique ne fabrique par ailleurs que 1% des vaccins nécessaires à ses 1,3milliard d’habitants. L’apport de l’UE au Ghana rajoute donc de manière globale des chiffres quant a l’évolution des zones de production de vaccins en Afrique. L’initiative de l’UE connue sous le nom de Mesure spéciale sur la fabrication et l’accès aux vaccins, aux médicaments et aux technologies de la santé en Afrique (MAV+), vise à renforcer le secteur de la santé du Ghana en améliorant l’accès à des produits de santé de haute qualité, en particulier aux vaccins. Cette dernière semble venir à point nommé, s’inscrivant dans la logique adoptée par plusieurs chefs d’Etats du continent suite aux difficultés rencontrées lors de la crise 2 COVID-19.
La pandémie à COVID-19 a été le point de naissance d’une révolution véhémente en Afrique. La crise sanitaire a fait réaliser aux dirigeants l’urgence d’une autonomisation dans la production des vaccins. Réunis en Avril 2021, ils ont insisté sur le fait que le continent ne pouvait pas continuer à dépendre de la bonne volonté des autres. « À moyen et long terme, la meilleure façon de faire face aux urgences sanitaires et de parvenir à une couverture sanitaire universelle est « d’accroître considérablement » la capacité de toutes les régions à fabriquer les produits de santé dont elles ont besoin», a insisté le chef de l’OMS. La CDC Afrique s’est d’ailleurs fixée, dans la même optique, un objectif ambitieux, à savoir, que le continent fabrique 60% des vaccins dont elle a besoin d’ici 2040.
Le Ghana monte en puissance quant à la production nationale de vaccins. Ceci est en réalité, au-delà des frontières du pays de Nana Akufo-Addo, un pas en avant pour l’Afrique. On pourrait se demander d’ailleurs quel serait le prochain pays à rejoindre les producteurs de masse de vaccins.
La Rédaction

