Après plus de six décennies d’existence, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ferme définitivement ses portes en 2025, marquant la fin d’une ère majeure dans la diplomatie humanitaire américaine. Cette décision ferme et sans appel provoque une onde de choc dans la communauté internationale et soulève de nombreuses interrogations sur l’avenir de l’aide américaine aux pays en développement.
Une disparition sans précédent
Créée en 1961, l’USAID s’est imposée comme un pilier incontournable de l’aide internationale, agissant dans la lutte contre la pauvreté, les crises sanitaires et les catastrophes naturelles. Andrew Natsios, ancien administrateur de l’agence, rappelle à quel point cette institution était un symbole : « Des chefs d’État m’ont confié que, pour eux, l’USAID était l’institution la plus importante à Washington, surpassant même les grandes agences de sécurité et diplomatiques. »
Cette fermeture est donc non seulement un arrêt brutal, mais un geste irréversible, qui efface une présence américaine active dans le développement mondial depuis plus de 60 ans.
Des effets potentiellement dramatiques
Une étude internationale alarmante met en garde contre les lourdes conséquences de cette suppression. En effet, la chute des financements américains pourrait se traduire par plus de 14 millions de morts supplémentaires d’ici 2030, touchant avant tout les populations les plus vulnérables des pays en développement.
Transfert sous contrôle politique et controverses
Les fonctions autrefois dévolues à l’USAID sont désormais intégrées au département d’État américain, sous la supervision du sénateur Marco Rubio, qui assure vouloir une gestion plus « stratégique et responsable ». Toutefois, cette réorganisation fait l’objet de vives critiques. L’ancien président Barack Obama dénonce cette fermeture comme une « erreur colossale », tandis que de nombreuses ONG et anciens dirigeants pointent du doigt la politique restrictive instaurée depuis 2017 par Donald Trump, qui a déjà gelé l’aide étrangère.
Une rupture humanitaire majeure
Andrew Natsios déplore la disparition d’un « instinct humanitaire » au cœur de la politique américaine : « Je crois que les populations concernées ressentiront cette perte, et une colère grandissante envers les États-Unis. » En fermant l’USAID de façon définitive, Washington opère un virage majeur dont les répercussions se feront sentir dans de nombreuses régions du monde, où l’aide américaine jouait un rôle vital.
La Rédaction

