Moscou entend apporter, le samedi 9 et dimanche 10 novembre, une nouvelle illustration du « monde multipolaire » qu’il veut promouvoir dans son face-à-face avec les Occidentaux, à l’occasion d’une conférence ministérielle sur le partenariat Russie-Afrique à Sotchi.Une cinquantaine de dirigeants, dont des Africains, y ont été invités.
Cette rencontre, selon le Kremlin, vise à encourager le »monde multipolaire ». C’est une nouvelle illustration du fait que la Russie, face aux occidentaux, pousse les États africains à se prononcer entre deux camps redevenus opposés.Elle intervient après le sommet des BRICS en octobre à Kazan (Russie), où le président Vladimir Poutine avait voulu démontrer l’échec de la politique d’isolement et de sanctions engagée contre son pays par les Etats occidentaux après l’assaut russe en Ukraine en février 2022.
Depuis plusieurs années, la Russie mène sur le continent africain des offensives diplomatiques et économiques assumées. D’un autre côté, le groupe privé paramilitaire russe Wagner offre ses services de sécurité aux pays et aux dirigeants qui font appel à lui. Dans ces pays, Wagner exerce une forme de prédation sur des ressources et richesses.
« Est-ce que la Russie accorderait le même intérêt à l’Afrique si la guerre en Ukraine se terminait ? » Est-elle une « vraie priorité stratégique », ou un intérêt conjoncturel lié à son bras de fer avec l’OTAN ? La question qui demeure posée parmi certains analystes africains.
La Rédaction

