Les États-Unis intensifient leur pression sur le Soudan, accusé d’avoir franchi une ligne rouge dans le conflit sanglant qui ravage le pays.
À compter du 6 juin, le Soudan fera face à de nouvelles sanctions américaines, incluant une restriction des exportations et la suspension de lignes de crédit du gouvernement américain. Cette décision intervient après des accusations graves portées contre l’armée soudanaise : l’utilisation présumée d’armes chimiques contre les Forces de soutien rapide (FSR), dans un conflit déjà meurtrier.
Washington a formellement informé le Congrès jeudi de cette mesure, dans un contexte diplomatique tendu. « Les États-Unis appellent le gouvernement soudanais à cesser toute utilisation d’armes chimiques et à se conformer à la Convention sur les armes chimiques », a déclaré une porte-parole du département d’État, citée par Reuters.
La guerre, qui oppose depuis avril 2023 les Forces armées soudanaises aux FSR, a déjà provoqué la mort de dizaines de milliers de civils et contraint plus de 13 millions de personnes à fuir leur foyer. En janvier, les États-Unis avaient déjà ciblé le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée, pour son rôle dans le blocage du processus de paix.
L’annonce de ces sanctions pourrait marquer un tournant dans l’implication internationale, alors que le Soudan sombre un peu plus chaque jour dans une guerre totale. Pour Washington, il s’agit d’un avertissement clair : l’usage d’armes prohibées ne restera pas impuni.
La Rédaction

