Le Soudan traverse une nouvelle étape dramatique dans sa crise sécuritaire. Récemment, une attaque ciblée contre une base logistique des Casques bleus à Kadugli, dans le Kordofan central, a coûté la vie à six soldats bangladais. Ces derniers faisaient partie de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour la région d’Abyei (UNISFA), une zone disputée entre le Soudan et le Soudan du Sud.
L’assaut a frappé une station à carburant du camp, causant également des blessés parmi les autres Casques bleus présents. L’ONU a rapidement condamné cette attaque, rappelant que cibler des soldats de la paix peut constituer un crime de guerre selon le droit international, et exigeant que les responsables soient identifiés et traduits en justice.
« Les attaques visant le personnel des Nations Unies sont injustifiables et mettent en péril la sécurité des civils », a déclaré Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général. Le Secrétaire général António Guterres a également exprimé sa profonde consternation et rendu hommage aux victimes, soulignant l’importance de protéger les Casques bleus dans un contexte de conflit prolongé.
L’armée soudanaise accuse les Forces de soutien rapide (RSF) d’avoir perpétré cette attaque. Ces paramilitaires, engagés dans une lutte violente contre les forces régulières depuis avril 2023, n’ont pas encore réagi aux accusations. Le conflit a plongé le Soudan dans ce que l’ONU considère comme la plus grande crise humanitaire au monde, avec des milliers de morts et des millions de déplacés.
La communauté internationale, notamment la France, l’Union africaine, le Pakistan et plusieurs pays du Golfe, a exprimé ses condoléances et condamné l’attaque. L’ONU met en garde contre toute nouvelle agression contre ses troupes, rappelant que la protection des Casques bleus et des civils est une obligation légale pour toutes les parties au conflit.
Cette tragédie souligne la vulnérabilité des missions de maintien de la paix dans les zones instables et renforce l’appel de l’ONU à la coopération pour mettre fin aux hostilités au Soudan.
La Rédaction

