Le gouvernement de transition du Burkina semble bien décidé à faire sienne l’énergie de l’atome pour produire de l’électricité. Le pays vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie énergétique nationale. Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a adopté la création d’une agence de l’énergie atomique.
Selon Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre porte-parole du gouvernement, cette initiative s’inscrit dans une vision ambitieuse portée par le chef de l’État. L’objectif est triple : garantir l’indépendance énergétique du pays, favoriser son industrialisation et améliorer l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire national. La création de cette agence s’accompagne d’un projet d’envergure : la construction d’une centrale nucléaire.
C’est dans cette optique que le Burkina Faso a récemment renforcé sa coopération avec la Russie. En juin dernier, trois mémorandums d’entente ont été signés entre Ouagadougou et Moscou, établissant une feuille de route pour la réalisation de cette infrastructure. Récemment, une délégation du groupe russe Rosatom a effectué une visite dans le pays pour parler des aspects pratiques de la construction d’une centrale nucléaire.
Si ces projets se concrétisent, le Burkina Faso deviendra le premier pays d’Afrique de l’Ouest et le second pays d’Afrique noire après l’Afrique du Sud a possédé une centrale nucléaire. La centrale sera vraisemblablement alimentée par l’uranium nigérien. La compagnie russe Rosatom pourrait bien se voir octroyer le permis d’exploitation de la mine d’Imouraren qui a été récemment retiré au géant français Orano mining.
La Rédaction

