Les Forces vives de Guinée (FVG) intensifient leurs critiques envers le gouvernement de transition, qu’elles accusent de violer ses engagements envers le peuple guinéen. Après la déclaration publiée le 12 novembre, exigeant le départ du gouvernement et l’instauration d’une transition civile dès le 1er janvier 2025, les membres de la plateforme appellent désormais à s’opposer à l’avant-projet de nouvelle constitution.
Alors que les conseillers du Conseil National de Transition (CNT) sont actuellement sur le terrain pour vulgariser la future constitution, les FVG demandent à leurs militants de ne pas participer à cette campagne, qu’elles qualifient de “manœuvre” visant à promouvoir une éventuelle candidature du président de la transition.
“Les Forces vives de Guinée restent fidèles à la lettre et à l’esprit de leur déclaration du 12 novembre 2024, exigeant le départ de la junte et la mise en place d’une transition civile au plus tard le 1er janvier 2025. Elles s’opposent fermement à l’avant-projet de constitution et invitent leurs militants et structures, de la base au sommet, à ne pas s’associer à sa campagne de vulgarisation, qui n’est qu’une campagne déguisée de promotion et de justification de la candidature de Mamadi Doumbouya à la prochaine élection présidentielle”, lit-on dans la déclaration.
« Personne ne sait quel est le budget qui a été alloué à cela. Sans aucune transparence sur ce qui a été fait, des observations et des recommandations faites par les uns et les autres sur l’avant-projet de Constitution, vous partez sur le terrain pour dilapider des ressources publiques, dit-on dans le cadre de la vulgarisation, dans un contexte de rareté des ressources publiques. Mais encore, cette vulgarisation ne s’inscrit dans aucune logique, en termes de chronogramme. Personne ne sait quelle est la suite de cela, dans un contexte où la population tire le diable par la queue au quotidien », explique Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des Forces sociales, organisation membre des Forces vives.
Les FVG justifient leur position par le refus de la junte de reconduire dans les dispositions transitoires du projet de constitution les articles 46, 55 et 65 de la Charte de la Transition, qui interdisent la candidature des dirigeants de la transition, déclarés intangibles et irréversibles.
La Rédaction

