Egide Irambona, un homme de 40 ans vivant à Bujumbura, au Burundi, lutte contre le mpox, une maladie autrefois connue sous le nom de variole du singe. Dans un rare témoignage, il décrit les souffrances qu’il endure depuis son hospitalisation dans l’un des trois centres de traitement de la ville, où les cas se multiplient.
« Une douleur insupportable qui m’empêchait de dormir »
Egide se souvient du moment où il a commencé à ressentir les symptômes : « Quand je suis arrivé à l’hôpital, j’avais des ganglions lymphatiques enflés dans la gorge, c’était tellement douloureux que je ne pouvais pas dormir. Ensuite, la douleur s’est propagée à mes jambes. » Aujourd’hui, bien que son état se soit amélioré, il reste marqué par l’intensité de la douleur.
Ce patient n’est pas un cas isolé. Depuis juillet, le Burundi a recensé 171 cas de mpox, bien que le nombre réel puisse être plus élevé en raison des infrastructures médicales limitées du pays. Odette Nsavyimana, médecin en charge au Centre hospitalier universitaire Kamenge-Roi Khaled de Bujumbura, exprime son inquiétude : « Si les cas continuent d’augmenter, nous ne serons pas en mesure de faire face. »
La propagation du virus et les défis sanitaires
Le mpox se transmet par contact direct avec la peau ou les fluides corporels, ainsi que par des interactions rapprochées et prolongées. Outre la fièvre et les douleurs musculaires, la maladie provoque des lésions cutanées et peut être mortelle. Le Burundi, frontalier de la République démocratique du Congo, où le variant Clade 1b a déjà causé plus de 450 décès cette année, est désormais confronté à une vague croissante de contaminations.
Egide pense avoir contracté le virus d’un ami, sans savoir qu’il s’agissait du mpox. Il craint d’avoir également contaminé son épouse, elle aussi hospitalisée, mais se rassure que leurs sept enfants n’ont montré aucun signe d’infection.
Alors que les cas augmentent et que les capacités de traitement sont limitées, les autorités médicales burundaises continuent de se battre contre cette nouvelle menace sanitaire.
La Rédaction

