Une nouvelle vague de demandeurs d’asile sud-africains blancs a atterri vendredi à Atlanta, relançant une controverse diplomatique entre Washington et Pretoria. Sous l’impulsion du président Donald Trump, les États-Unis poursuivent leur programme controversé de réinstallation des Afrikaners, une minorité blanche d’Afrique du Sud, au nom d’un prétendu “génocide blanc”.
Une politique d’asile ciblée
Depuis le 7 février, un décret présidentiel signé par Donald Trump autorise l’accueil de réfugiés Afrikaners, invoquant des persécutions dont serait victime cette communauté blanche en Afrique du Sud. Le président américain s’appuie sur un récit largement contesté, celui d’un “génocide blanc”, pour justifier cette politique d’asile sélective. Une première vague d’une cinquantaine de personnes avait déjà été accueillie en mai. Vendredi, une deuxième vague est arrivée, bien que les chiffres exacts n’aient pas été rendus publics.
Une tension croissante avec Pretoria
Du côté sud-africain, la réaction est immédiate et ferme. Le président Cyril Ramaphosa a rejeté les allégations américaines, assurant que les Afrikaners ne sont ni persécutés ni en danger dans leur pays. Il appelle même cette communauté à “rester et bâtir l’Afrique du Sud de demain”, refusant de céder à ce qu’il qualifie de manipulation politique. Pour Pretoria, cette décision américaine constitue une ingérence inacceptable et un affront diplomatique.
Un programme qui pourrait s’étendre
Selon des sources proches du Département d’État américain, jusqu’à 8 000 demandes d’asile pourraient être examinées dans le cadre de ce programme. Une perspective qui divise fortement aux États-Unis, certains dénonçant une instrumentalisation raciale de la politique migratoire, tandis que d’autres, dans l’électorat conservateur, y voient une posture humanitaire légitime.
Une fracture idéologique assumée
Ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large de Donald Trump, qui cherche à redéfinir les critères d’asile en fonction de considérations politiques et ethniques. En choisissant de soutenir les Afrikaners, le président américain adresse un message clair à sa base électorale, tout en s’attaquant à ce qu’il considère comme un laxisme diplomatique face aux persécutions des minorités blanches à l’étranger.
La Rédaction

