Le projet ferroviaire « Corridor de Lobito », soutenu par les États-Unis, marque un tournant significatif pour l’infrastructure africaine. L’Africa Finance Corporation (AFC) a annoncé un protocole d’accord avec Kobold Metals, un partenaire clé, pour garantir le transport d’au moins 300 000 tonnes de cuivre et de fret associé chaque année.
Ce projet ferroviaire reliant la Zambie à Lobito, en Angola, a bénéficié d’un soutien crucial de la part du président américain Joe Biden, lors de sa récente visite en Angola. Lors de cette rencontre, l’AFC a révélé plusieurs engagements pour accélérer sa mise en œuvre. Le président et CEO de l’AFC, Samaila Zubairu, a confirmé que la mise en service du projet était prévue pour 2026. Le financement total du projet, estimé à plus d’un milliard de dollars, inclura une contribution de 500 millions de dollars via divers mécanismes financiers.
L’AFC a également conclu un partenariat stratégique avec KoBold Metals, qui s’engage à garantir une livraison de cuivre annuelle significative, renforçant ainsi la viabilité économique du projet. En outre, un investissement de 100 millions de dollars sera destiné à soutenir la construction de l’usine de sulfate de cuivre en Zambie, essentielle pour le transport régulier de marchandises.
Dans son discours au sommet des leaders du Corridor de Lobito, coorganisé par Biden et le président angolais João Lourenço, Samaila Zubairu a souligné que ce projet va bien au-delà du simple transport ferroviaire. Il représente un véritable catalyseur pour les partenariats régionaux et mondiaux, la création d’emplois et la durabilité du développement africain.
Ce corridor reliera le port de Lobito à la Zambie, avec des plans d’extension vers le port tanzanien de Dar es-Salaam, ce qui facilitera l’intégration des économies d’Afrique de l’Est et australe. L’AFC travaille également avec d’autres institutions financières internationales pour attirer des investissements institutionnels mondiaux et encourager l’investissement des fonds de pension africains dans cette initiative.
Le projet bénéficie du soutien de plusieurs acteurs internationaux, dont l’Union européenne et la Banque africaine de développement. Il promet de réduire les coûts de transport, de diminuer les émissions de CO2, et de renforcer la compétitivité des industries locales en facilitant l’accès aux marchés mondiaux. Le Corridor de Lobito pourrait ainsi devenir une passerelle de choix pour les exportations de minerais, notamment pour les précurseurs de batteries destinés aux marchés mondiaux.
Les avancées récentes, dont la signature d’accords de concession avec les gouvernements de l’Angola et de la Zambie, ainsi que les financements reçus de l’USTDA pour l’évaluation de l’impact environnemental et social, témoignent de l’engagement de l’AFC à mener ce projet à bien. Une fois opérationnel, le Corridor de Lobito sera un axe essentiel pour le commerce intercontinental, réduisant le temps de transport entre la Zambie et les marchés internationaux de 45 à 7 jours.
Enfin, en plus de son rôle dans ce projet ferroviaire, l’AFC conseille le consortium Lobito Atlantic Railway, gestionnaire de la ligne ferroviaire de Benguela, qui relie l’Angola à la République Démocratique du Congo, poursuivant ainsi sa mission d’accélérer le développement des infrastructures en Afrique.
La Rédaction

