En Afrique subsaharienne, plus d’une femme sur 5 a été victime d’une agression sexuelle ou d’un viol avant l’âge de 18 ans, selon des données inédites publiées jeudi par l’UNICEF. Elles sont au nombre fort de 79 millions à avoir été victimes de violences sexuelles.
22 % des femmes vivant en Afrique subsaharienne ont subi des agressions sexuelles ou des viols avant même d’atteindre l’âge de 18 ans, d’après les données de l’Unicef. Représentant les ¾ du continent soit 48 pays, ces chiffres placent l’Afrique subsaharienne parmi les régions les plus touchées à l’échelle mondiale, tandis que l’Océanie affiche des chiffres plus élevés avec 34% des femmes concernées. « Ce sont des générations de traumatismes », souligne Nankali Maksud, spécialiste de la violence envers les enfants pour l’Unicef parlant des agressions sexuelles surtout lorsqu’elles sont subies à un jeune âge. Ces agressions perturbent intensément la vie des jeunes filles qui perdront leur capacité à s’épanouir. La plupart des régions du continent étant en guerre, l’Unicef met en lumière l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre dans les zones de conflit : « Nous sommes témoins d’horribles violences sexuelles dans les zones de conflit, où le viol et la violence sexiste sont souvent utilisés comme des armes de guerre », rappelle Catherine Russell, directrice générale de l’Unicef.
En difficultés pour documenter ces violences, Le Human Rights Watch, explique que cela provient de la réticence de la plupart des victimes par peur d’être toisées, stigmatisées et rejetées de leur société. L’absence de soutien psychologique et médical constitue un autre obstacle qui empêche les victimes de briser le silence.
L’année dernière au Soudan par exemple, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait qu’environ 4 millions de Soudanaises étaient menacées de violences sexuelles.
La Rédaction

