La deuxième quinzaine d’août 2025 a été marquée par le Sommet africain sur l’investissement dans l’eau, qui s’est tenu du 13 au 15 août au Cap, en Afrique du Sud. L’événement a réuni chefs d’État, ministres, investisseurs et acteurs du développement pour aborder le déficit chronique de financement du secteur de l’eau sur le continent. Avec un objectif clair : mobiliser les 30 milliards de dollars annuels nécessaires pour garantir un accès équitable à l’eau et à l’assainissement, conformément à l’Objectif de Développement Durable n°6.
Contexte et enjeux
Le déficit de financement du secteur de l’eau en Afrique représente un obstacle majeur au développement durable. Chaque année, l’accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement affecte la santé publique, fragilise la sécurité alimentaire et limite la résilience climatique des populations. Selon les estimations, plus de 400 millions d’Africains n’ont pas un accès suffisant à l’eau potable, et près de 600 millions sont privés d’installations sanitaires de base.
Le sommet a donc mis en lumière l’urgence d’investir dans ce secteur stratégique pour le développement économique et social du continent.
Initiatives et engagements du sommet
Parmi les initiatives phares annoncées, le Conseil des perspectives mondiales sur les investissements dans l’eau vise à transformer le Programme d’investissement pour l’eau en Afrique (AIP) en une plateforme mondiale, capable de canaliser efficacement les fonds vers les projets les plus impactants.
Les dirigeants africains ont également lancé un appel à l’action pour renforcer la coopération régionale et mobiliser des ressources additionnelles. Les projets annoncés concernent notamment la construction d’infrastructures hydrauliques, l’amélioration des systèmes de traitement et de distribution d’eau, ainsi que l’innovation technologique pour une gestion durable des ressources.
Participation internationale et plaidoyers
Le sommet a été marqué par une forte participation internationale. Des représentants de nombreux pays africains ont plaidé pour un engagement accru et des financements stables. Parmi eux, la Tunisie s’est distinguée par l’intervention de son ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, qui a insisté sur l’importance de renforcer la coopération entre nations pour relever les défis liés à l’eau.
La présence d’investisseurs internationaux et d’institutions financières souligne l’ambition du continent de mobiliser des capitaux privés et publics afin de combler le déficit de financement.
Perspectives et impact attendu
Le Sommet africain sur l’investissement dans l’eau 2025 constitue un tournant pour le continent. En mobilisant des ressources significatives et en renforçant la coopération régionale, l’Afrique espère améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement pour ses populations. Ces efforts sont également essentiels pour soutenir la sécurité alimentaire, le développement économique et la résilience face aux changements climatiques.
Garantir l’accès à l’eau pour tous demeure un défi majeur pour l’Afrique. Le Sommet africain de l’eau 2025 a montré la volonté des dirigeants et acteurs du développement de transformer cette situation par des investissements stratégiques et concertés. Une mobilisation rapide et soutenue sera déterminante pour atteindre les objectifs fixés et assurer un développement durable et inclusif.
La Rédaction

