Le nord du Soudan fait face à de graves inondations, qui ravagent toute la région, faisant des dizaines de morts et de disparus.
Déjà meurtri par un conflit armé, la famine et une récente épidémie de choléra, le Soudan est à nouveau plongé dans le chaos. Des pluies inhabituelles ont provoqué l’effondrement d’un barrage qui permettait de gérer des crues. L’effondrement de ce barrage a aggravé la situation pour des milliers de Soudanais.
Le porte-parole de la défense civile soudanaise, Qureshi Hussein, a annoncé que 31 personnes ont perdu la vie dans le nord du pays à la suite des inondations, et ce nombre ne cesse d’augmenter. Sur place, seuls quelques véhicules de construction sont disponibles pour aider à traverser les eaux déchaînées et réparer les routes. Les habitants doivent donc improviser des moyens de fuite et de survie.
Pour ceux qui ont survécu, l’épreuve est loin d’être terminée. Beaucoup se retrouvent sans abri, et les témoignages de personnes déplacées dépeignent une situation désespérante. Ibtehal Abdullah, une femme déplacée par la catastrophe, raconte comment les inondations ont englouti son village : « Au début, l’eau est montée lentement, puis peu à peu, nous avons vu les maisons et les murs s’effondrer. Dieu merci, nous avons réagi à temps. De chez nous, nous ne pouvions pas voir l’ampleur des dégâts sur tout le village, mais nous avons entendu parler de maisons qui s’effondraient et de certains quartiers complètement détruits. Je me trouve actuellement devant la maison de mon grand-père et je suis venue ici en tant que personne déplacée. C’est la maison où je venais depuis mon enfance et je me souviens de ses moindres détails. Maintenant qu’elle s’est effondrée, je suis bouleversée ».
Pour éviter de dormir dans les rues, les villageois se démènent pour trouver des solutions temporaires. Yassin Abdul Wahab, un autre habitant ayant perdu sa maison, décrit les efforts désespérés qu’il déploie pour mettre sa famille à l’abri : « Nous travaillons actuellement à la construction d’un abri pour la famille en utilisant des matériaux issus des maisons effondrées, tels que des tuyaux ou des débris de toiture. Nous utiliserons cet abri jusqu’à ce que les secours arrivent si Dieu le veut ».
La Rédaction

