Après plus de quatre ans de suspension, la Guinée retrouve officiellement sa place au sein de l’Union africaine (UA). L’organisation panafricaine a annoncé la levée des sanctions imposées à Conakry après le coup d’État du 5 septembre 2021, décision motivée par la tenue de l’élection présidentielle organisée en décembre dernier.
Réuni à Addis-Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine estime que le scrutin marque une étape majeure dans la transition politique. L’UA salue l’élection de Mamady Doumbouya, ancien chef de la junte, et l’encourage à respecter ses engagements en faveur de la stabilité institutionnelle et du développement démocratique.
De la transition à la normalisation
Arrivé au pouvoir par la force après le renversement d’Alpha Condé, Mamady Doumbouya a remporté la présidentielle avec 86,7 % des voix, selon la Cour suprême. Il a été investi président devant des dizaines de milliers de partisans et plusieurs chefs d’État africains.
La conséquence immédiate de la décision de l’UA est la réintégration de la Guinée dans toutes les activités de l’organisation, permettant à Conakry de reprendre part aux sommets, aux mécanismes de coopération et aux cadres diplomatiques africains.
Un signal politique fort
Cette levée des sanctions constitue un signal de normalisation pour la Guinée. Elle renforce la crédibilité internationale du pays et ouvre la voie à une relance de la coopération continentale. L’Union africaine rappelle toutefois l’importance du respect de l’État de droit et des libertés publiques dans la consolidation du nouveau pouvoir.
Sur le plan intérieur, le défi reste de transformer cette reconnaissance diplomatique en stabilité durable et en gouvernance inclusive.
La Rédaction

