Le lundi 5 août 2024, le président tunisien Kaïs Saïed, élu en 2019, a déposé officiellement sa candidature pour les élections prévues pour le 6 octobre prochain. Dans le même temps, les dépôts de candidature de ses rivaux sont entravés.
Quatre candidats présumés à l’élection présidentielle d’octobre prochain ont été condamnés par un tribunal tunisien ce même lundi à des peines d’emprisonnement de huit mois et déclarés donc inéligibles au scrutin pour des raisons de fraude. Il s’agit de l’homme politique Abdel Latif Mekki, de l’activiste Nizar Chaari et du juge Mourad Massoudi, de même que de l’opposant de premier plan à Kaïs Saïed, Abir Moussi.
Ces condamnations viennent alimenter les craintes de l’opposition qui accusent les autorités de mettre en place des restrictions arbitraires et de recourir à de l’intimidation avec l’objectif de garantir la réélection de Kaïs Saïed dont le pouvoir est de plus en plus décrié.
La participation politique a diminué en Tunisie depuis 2011, après l’arrestation du dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Les jeunes qui ont envahi la rue pour exiger la chute du dictateur estiment que leurs idéaux ont été trahis et se sont massivement désintéressés du jeu politique. Aux dernières élections locales qui ont eu lieu en 2023 le taux de participation n’était que de 11 % aux élections locales de l’année dernière. Néanmoins, la liste complète des candidats sera publiée le samedi 10 août.
La Rédaction

