Le président américain Donald Trump reçoit un soutien inattendu : celui du chef de l’État gabonais, Brice Oligui Nguema. Ce dernier a publiquement salué les initiatives diplomatiques de Trump, estimant qu’elles justifient une nomination au prix Nobel de la Paix.
Accords d’Abraham, Grand Lac et soutien africain
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment transmis une lettre de recommandation à Donald Trump, lors d’un dîner officiel à la Maison-Blanche. L’objectif ? Valoriser son rôle dans la signature des Accords d’Abraham, qui ont permis un rapprochement historique entre Israël et plusieurs pays arabes durant son premier mandat. Netanyahu a également souligné les efforts récents de Trump en faveur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas – même si aucun accord formel n’a encore été signé.
Du côté africain, c’est la région des Grands Lacs qui est évoquée. Brice Oligui Nguema salue l’implication américaine dans l’accord facilité en avril entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Un geste rare, qui met en lumière les efforts diplomatiques de Washington pour désamorcer un conflit régional ancien.
« Il ramène la paix dans une région où cela n’avait jamais été possible », a déclaré le président gabonais, en appelant à une reconnaissance symbolique à travers l’attribution du Nobel.
Candidature controversée sur la scène internationale
Le soutien africain survient après d’autres marques d’intérêt. En juin, le Pakistan avait brièvement évoqué l’idée de soutenir Trump pour le Nobel, à la suite d’une médiation américano-indienne. Ce soutien s’est toutefois évaporé aussi vite qu’il était apparu, après l’autorisation donnée par Trump à des frappes ciblées sur des sites nucléaires en Iran — une décision largement critiquée.
La journaliste américaine Darlene Superville, de l’Associated Press, rappelle cependant que Trump reste loin de parvenir à une paix durable dans plusieurs zones de conflit. Elle cite notamment les tensions persistantes au Proche-Orient, et la guerre entre la Russie et l’Ukraine, où l’administration américaine n’a enregistré aucune avancée majeure.
Le Nobel, entre discrétion et spéculations
Le comité Nobel n’a pas souhaité commenter ces soutiens. Fidèle à sa politique de confidentialité, il ne dévoilera aucune nomination avant l’annonce officielle du lauréat, attendue en octobre. Mais cette multiplication d’appuis – du Moyen-Orient à l’Afrique – pourrait bien peser sur les délibérations, à l’heure où le prix Nobel de la Paix cherche à réaffirmer sa portée symbolique.
La Rédaction

