En vue de l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025, l’actuel président du PDCI, Tidjane Thiam, franchit une étape décisive dans sa course vers le fauteuil présidentiel. L’ancien dirigeant de Credit Suisse a officiellement entamé le processus d’abandon de sa nationalité française, une annonce faite solennellement à travers une communication vidéo largement diffusée.
Cette décision stratégique répond aux exigences strictes de la Constitution ivoirienne. En effet, l’article 55 impose à tout candidat à la magistrature suprême de disposer exclusivement de la nationalité ivoirienne. « C’est une démarche importante inscrite depuis longtemps dans mon calendrier d’action », a précisé M. Thiam, soulignant le caractère réfléchi de cette initiative.
Le président du PDCI a saisi cette occasion pour dévoiler les contours de son projet politique, articulé autour d’une ambition centrale : impulser un changement profond en Côte d’Ivoire. « Notre combat est d’améliorer significativement les conditions de vie des Ivoiriennes et des Ivoiriens », a-t-il déclaré avec conviction. Sa candidature devrait être officiellement entérinée lors d’une convention du parti, dont la date sera fixée au cours d’un Bureau politique programmé pour le 5 avril 2025.
Polytechnicien, diplômé des Mines de Paris et de l’INSEAD, Tidjane Thiam s’appuie sur un parcours professionnel prestigieux. Après une décennie comme associé chez McKinsey, il avait fait un premier retour remarqué en Côte d’Ivoire en 1994, occupant successivement les postes de directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), puis de ministre du Plan sous la présidence d’Henri Konan Bédié, avant que le coup d’État de 1999 ne l’oblige à quitter le pays.
Désormais à la tête du parti historique fondé par Félix Houphouët-Boigny, Thiam incarne une nouvelle génération politique. Son profil international et son expertise économique pourraient séduire un électorat en quête de renouveau, à l’approche d’une élection présidentielle qui s’annonce déterminante pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.
La Rédaction

